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17 avril 2026 5 17 /04 /avril /2026 09:01

 

EDA ouvert du mardi au samedi inclus

de 9h à 12h et de 14h à 18h

ENTREE LIBRE

-fermé les jours fériés-

 

FERMETURE EXCEPTIONNELLE CE SAMEDI 18 AVRIL DE 16 A 18H

merci de votre compréhension

 

page facebook : - Eda Espace des Arts

Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA

Après un 1er volet l'an dernier sur "le Modernisme catalan dans l'architecture", une conférence sur "la Peinture Moderniste Catalane" sera donnée dans le cadre de la Sant Jordi par Alexandre Charrett-Dykes, Docteur en Histoire de l'Art, samedi 25 avril à 10h30 au sein de l'exposition du peintre catalan Jacques Capdeville. Contact : 04 68 83 36 32 - Entrée libre (places limitées).

 
article A LA UNE de Seb Vilanou pour La Semaine du Roussillon (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

article A LA UNE de Seb Vilanou pour La Semaine du Roussillon (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA

Jacques Capdeville investit l’espace des arts

 

C’est au 1er jour du printemps que s'est tenue, en présence d’un public venu nombreux, l’inauguration de l’exposition du peintre cérétan Jacques Capdeville qui s'impose comme étant un élément important de la création contemporaine.
Une intervention dansée par la compagnie Caravane et un texte lu et écrit pour l’occasion par Didier Manyach, ont clos le discours : « À la croisée de l’immédiateté des cinq sens il (le peintre) observe ce qui se passe. Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître – sans définir une quelconque représentation – une fleur sur toute la surface de la toile, un trait qui se prolonge, l’intervention de l’encre. L’œil produit la couleur et réveille notre premier regard. La nature rejoint la peinture (...) Ici, peindre n’est pas un moyen – le moyen mènerait à la nature morte – mais désigne quelque chose de plus vaste, entre l’actif et le passif, le dedans et le dehors ».
Une peinture pleine de vitalité à la gestuelle rapide, énergique et gracieuse où la couleur, tantôt en transparence, tantôt appuyée, éclatante, laisse respirer le support, toile ou papier, et joue avec la lumière ; à l’étage, seuls le noir et le blanc donnent le ton, quelque peu japonisant. Au rez-de-chaussée, les formes ou taches colorées, s'épanouissent sur la surface plane et au-delà. Fleurs et papillons apparaissent tour à tour, résurgences d’un environnement naturel cher au peintre. Ici, l’art et la nature sont intimement liés.
Jacques Capdeville nous invite à le suivre entre le bleu du ciel, le vert des près, le jaune des ailes des papillons et le rose des fleurs des champs. Sur ses carnets, il écrira : « Je n’ai pas encore croisé de papillons aujourd’hui. Le papier gouaché m’indique l’essentiel. La peinture arrive d’on ne sait où, par un sentier inconnu et alors, sur la toile, quelquefois, apparaît une fleur prête à s’envoler. Pour la peinture, je fais comme avec les chevaux, je les laisse venir à moi. Ou bien, je laisse la peinture se débrouiller toute seule… enfin, presque ! Je vais au « rocher-papillon » (dans la montagne) pour être de connivence avec les nuages ».
A voir à l’espace des arts (EDA) rue des écoles au Boulou jusqu’au 6 mai, du mardi au samedi inclus en entrée libre. Contact : 04 68 83 36 32 Renseignements : www.espacedesarts.pro & page fb : Eda Espace des Arts
 
                                                                                                                            Ysabelle Erre-Serra, 21 mars 
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)

lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)

"Je n'ai pas encore croisé de papillons aujourd'hui.
Le papier gouaché m'indique le sens de l'essentiel.
La peinture arrive d'on ne sait où par un sentier inconnu et alors, sur la toile, quelquefois, apparaît une fleur prête à s'envoler...
Pour la peinture, je fais comme avec les chevaux, je les laisse venir à moi.
Ou bien, je laisse la peinture se débrouiller toute seule... enfin, presque !
Je vais au "rocher-papillon" (dans la montagne) pour être de connivence avec les nuages".
 
J. Capdeville

À la fin du chemin : le cheminement.

 

Ce chemin entre deux branches est dans le creux du temps. Il comble une apparence qui se refuse. Ce chemin frappe à la porte. À la fin du chemin commence le cheminement et la peinture de Jacques Capdeville.

J.C. peint ou plutôt c’est la peinture qui l’identifie comme peintre puisqu’il regarde la peinture se faire.

C’est une façon d’être au monde et d’y vivre. À la croisée de l’immédiateté des cinq sens il observe ce qui se passe. Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître – sans définir une quelconque représentation – une fleur sur toute la surface de la toile, un trait qui se prolonge, l’intervention de l’encre. L’œil produit la couleur et réveille notre premier regard. La nature rejoint la peinture. Peindre n’est ni au milieu ni au bord. Elle est l’objet et le sujet d’elle-même. Le peintre prend le raccourci pour rejoindre l’entourage. Il est face « au rocher des papillons » dit-il, dans l’atelier, où la montagne marche car le soleil change le ciel.

À première vue il s’agit d’éblouissement. Un éblouissement simple, naturel qui est la floraison d’une pratique. Mais pour être simple il faut savoir maitriser le cheval… La peinture se dirige avec la boussole de la lumière. Quant aux fleurs sur le papier elles donnent le ton : une forme à leur invisible pratique infinie. Nous croyons penser par la clairvoyance mais les fleurs, elles, possèdent la voyance, le calque et la métaphore du travail intérieur. Traverser le mur, les nuages, rendre la clef au sol, sortir des images. Car voir est avant savoir.

Autour du mas Soubiranne : la terre recouverte par les saisons. Le geste se poursuit, sur le sentier, en agrandissant ce qui se voit : un caillou, un morceau de bois, l’empreinte d’un pas. Mais derrière l’apparence la peinture continue de travailler : il faut la rétablir pour s’en remettre à elle. Avec quiétude ou inquiétude : l’unique étant avant l’un. La peinture ne se refuse jamais dans son désir de faire : elle devient. En marchant. En progressant. En s’arrêtant. Parfois elle est surprise par l’œil d’une fourmi sur la table, l’aile d’une coccinelle égarée au moment de peindre, attirée elle aussi par sa propre trajectoire : le rouge d’une fourmi dans le bleu d’une fleur bleue. Le geste multiplie la présence. Un papillon vocalise dans le gosier d’une fleur sans que nous puissions l’entendre. Alors J.C. écrit: « l’orage arrive… ». Ce sont les mots d’une conversation intime – presque une offrande – avec la peinture qui se déplace d’elle même pour dialoguer avec le silence.

Ce jour là il neigeait… L’élégance de la réponse, la voie souple d’une branche de cerisier ployant sous la neige sans se briser. Puis le printemps, tout le printemps de l’être. L’Être est le printemps. Mais il y a autre chose pour nous rappeler et dire, pour à la fois penser et vivre, ce à quoi l’on tient et qui nous tient : pour peindre il faut tout autant défendre et dépasser ce à quoi on s’est d’abord arraché. C’est à dire le monde abîmé.

L’énergie entre le vide et le plein rendent vitales l’eau et la couleur. L’eau la transforme : la couleur se dilue ou se fige. On peut à la fois réparer une barrière, nourrir les animaux, couper du bois, remplir des carnets : tout revient, repart dans la peinture qui est le centre où l’univers émerge. La peinture de J.C. converge, relie et se déploie entre deux lieux de vie - qui ne sont pas des endroits -Soubiranne et l’Astrobol.

Le mouvement et l’immobilité ne sont pas séparés, différents. Ils se succèdent sans cesse comme des vagues dans l’océan. Ici peindre n’est pas un moyen – le moyen mènerait à la nature morte – mais désigne quelque chose de plus vaste, entre l’actif et le passif, le dedans et le dehors. La peinture ouvre un milieu, un écosystème qui élargit le point d’équilibre en une zone d’échanges. Chaque pays possède son paysage et son dépaysement : J.C peint l’inséparation et la métamorphose. Il  recosmise en quelque sorte : toute peinture, quelle que soit la voie par laquelle on y accède, respire la vie et se respire elle - même par notre attachement inné à tout le Vivant. À la condition, presque extrême, d’être détaché de soi-même pour se laisser irriguer par cette pluie incessante qu’est le réel.

Se laisser éclabousser par le réel ! Le réel apparaît lorsqu’on le regarde pour la toute première fois. Comme l’enfant qui ouvre la porte et voit le ciel étoilé. Comme aux premiers jours de l’humanité. Le réel est une toute petite partie de nous - mêmes. On aperçoit une fleur, un insecte, un trait mais J.C. peint en réalité le réel. Le réel sait à qui il a affaire. Il comprend, il contient et connaît.

Il utilise les vents favorables et les systèmes dépressionnaires, il anticipe, fait des boucles et s’adapte en permanence.

Par nos cinq sens et tous les éléments le cheminement n’est plus une fiction. La peinture est interminable.

J.C. partage cet espace et son expérience, sans message, sans attitude : regarder, intégrer à chaque instant toutes choses vivantes ou immobiles comme la toute première fois. Et en particulier le bleu, le vert, l’orange, le blanc…les oiseaux qui se murmurent, le vent qui sonne et résonne…

Didier Manyach, 19 Mars 2026

 

Jacques Capdeville à l'EDA
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Published by "espace des arts"

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