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17 avril 2026 5 17 /04 /avril /2026 09:01

 

EDA ouvert du mardi au samedi inclus

de 9h à 12h et de 14h à 18h

ENTREE LIBRE

-fermé les jours fériés-

 

FERMETURE EXCEPTIONNELLE CE SAMEDI 18 AVRIL DE 16 A 18H

merci de votre compréhension

 

page facebook : - Eda Espace des Arts

Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA

Après un 1er volet l'an dernier sur "le Modernisme catalan dans l'architecture", une conférence sur "la Peinture Moderniste Catalane" sera donnée dans le cadre de la Sant Jordi par Alexandre Charrett-Dykes, Docteur en Histoire de l'Art, samedi 25 avril à 10h30 au sein de l'exposition du peintre catalan Jacques Capdeville. Contact : 04 68 83 36 32 - Entrée libre (places limitées).

 
article A LA UNE de Seb Vilanou pour La Semaine du Roussillon (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

article A LA UNE de Seb Vilanou pour La Semaine du Roussillon (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA
Jacques Capdeville à l'EDA

Jacques Capdeville investit l’espace des arts

 

C’est au 1er jour du printemps que s'est tenue, en présence d’un public venu nombreux, l’inauguration de l’exposition du peintre cérétan Jacques Capdeville qui s'impose comme étant un élément important de la création contemporaine.
Une intervention dansée par la compagnie Caravane et un texte lu et écrit pour l’occasion par Didier Manyach, ont clos le discours : « À la croisée de l’immédiateté des cinq sens il (le peintre) observe ce qui se passe. Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître – sans définir une quelconque représentation – une fleur sur toute la surface de la toile, un trait qui se prolonge, l’intervention de l’encre. L’œil produit la couleur et réveille notre premier regard. La nature rejoint la peinture (...) Ici, peindre n’est pas un moyen – le moyen mènerait à la nature morte – mais désigne quelque chose de plus vaste, entre l’actif et le passif, le dedans et le dehors ».
Une peinture pleine de vitalité à la gestuelle rapide, énergique et gracieuse où la couleur, tantôt en transparence, tantôt appuyée, éclatante, laisse respirer le support, toile ou papier, et joue avec la lumière ; à l’étage, seuls le noir et le blanc donnent le ton, quelque peu japonisant. Au rez-de-chaussée, les formes ou taches colorées, s'épanouissent sur la surface plane et au-delà. Fleurs et papillons apparaissent tour à tour, résurgences d’un environnement naturel cher au peintre. Ici, l’art et la nature sont intimement liés.
Jacques Capdeville nous invite à le suivre entre le bleu du ciel, le vert des près, le jaune des ailes des papillons et le rose des fleurs des champs. Sur ses carnets, il écrira : « Je n’ai pas encore croisé de papillons aujourd’hui. Le papier gouaché m’indique l’essentiel. La peinture arrive d’on ne sait où, par un sentier inconnu et alors, sur la toile, quelquefois, apparaît une fleur prête à s’envoler. Pour la peinture, je fais comme avec les chevaux, je les laisse venir à moi. Ou bien, je laisse la peinture se débrouiller toute seule… enfin, presque ! Je vais au « rocher-papillon » (dans la montagne) pour être de connivence avec les nuages ».
A voir à l’espace des arts (EDA) rue des écoles au Boulou jusqu’au 6 mai, du mardi au samedi inclus en entrée libre. Contact : 04 68 83 36 32 Renseignements : www.espacedesarts.pro & page fb : Eda Espace des Arts
 
                                                                                                                            Ysabelle Erre-Serra, 21 mars 
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)
lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)

lors du vernissage, vendredi 20 mars (photos Ch. Erre)

"Je n'ai pas encore croisé de papillons aujourd'hui.
Le papier gouaché m'indique le sens de l'essentiel.
La peinture arrive d'on ne sait où par un sentier inconnu et alors, sur la toile, quelquefois, apparaît une fleur prête à s'envoler...
Pour la peinture, je fais comme avec les chevaux, je les laisse venir à moi.
Ou bien, je laisse la peinture se débrouiller toute seule... enfin, presque !
Je vais au "rocher-papillon" (dans la montagne) pour être de connivence avec les nuages".
 
J. Capdeville

À la fin du chemin : le cheminement.

 

Ce chemin entre deux branches est dans le creux du temps. Il comble une apparence qui se refuse. Ce chemin frappe à la porte. À la fin du chemin commence le cheminement et la peinture de Jacques Capdeville.

J.C. peint ou plutôt c’est la peinture qui l’identifie comme peintre puisqu’il regarde la peinture se faire.

C’est une façon d’être au monde et d’y vivre. À la croisée de l’immédiateté des cinq sens il observe ce qui se passe. Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître – sans définir une quelconque représentation – une fleur sur toute la surface de la toile, un trait qui se prolonge, l’intervention de l’encre. L’œil produit la couleur et réveille notre premier regard. La nature rejoint la peinture. Peindre n’est ni au milieu ni au bord. Elle est l’objet et le sujet d’elle-même. Le peintre prend le raccourci pour rejoindre l’entourage. Il est face « au rocher des papillons » dit-il, dans l’atelier, où la montagne marche car le soleil change le ciel.

À première vue il s’agit d’éblouissement. Un éblouissement simple, naturel qui est la floraison d’une pratique. Mais pour être simple il faut savoir maitriser le cheval… La peinture se dirige avec la boussole de la lumière. Quant aux fleurs sur le papier elles donnent le ton : une forme à leur invisible pratique infinie. Nous croyons penser par la clairvoyance mais les fleurs, elles, possèdent la voyance, le calque et la métaphore du travail intérieur. Traverser le mur, les nuages, rendre la clef au sol, sortir des images. Car voir est avant savoir.

Autour du mas Soubiranne : la terre recouverte par les saisons. Le geste se poursuit, sur le sentier, en agrandissant ce qui se voit : un caillou, un morceau de bois, l’empreinte d’un pas. Mais derrière l’apparence la peinture continue de travailler : il faut la rétablir pour s’en remettre à elle. Avec quiétude ou inquiétude : l’unique étant avant l’un. La peinture ne se refuse jamais dans son désir de faire : elle devient. En marchant. En progressant. En s’arrêtant. Parfois elle est surprise par l’œil d’une fourmi sur la table, l’aile d’une coccinelle égarée au moment de peindre, attirée elle aussi par sa propre trajectoire : le rouge d’une fourmi dans le bleu d’une fleur bleue. Le geste multiplie la présence. Un papillon vocalise dans le gosier d’une fleur sans que nous puissions l’entendre. Alors J.C. écrit: « l’orage arrive… ». Ce sont les mots d’une conversation intime – presque une offrande – avec la peinture qui se déplace d’elle même pour dialoguer avec le silence.

Ce jour là il neigeait… L’élégance de la réponse, la voie souple d’une branche de cerisier ployant sous la neige sans se briser. Puis le printemps, tout le printemps de l’être. L’Être est le printemps. Mais il y a autre chose pour nous rappeler et dire, pour à la fois penser et vivre, ce à quoi l’on tient et qui nous tient : pour peindre il faut tout autant défendre et dépasser ce à quoi on s’est d’abord arraché. C’est à dire le monde abîmé.

L’énergie entre le vide et le plein rendent vitales l’eau et la couleur. L’eau la transforme : la couleur se dilue ou se fige. On peut à la fois réparer une barrière, nourrir les animaux, couper du bois, remplir des carnets : tout revient, repart dans la peinture qui est le centre où l’univers émerge. La peinture de J.C. converge, relie et se déploie entre deux lieux de vie - qui ne sont pas des endroits -Soubiranne et l’Astrobol.

Le mouvement et l’immobilité ne sont pas séparés, différents. Ils se succèdent sans cesse comme des vagues dans l’océan. Ici peindre n’est pas un moyen – le moyen mènerait à la nature morte – mais désigne quelque chose de plus vaste, entre l’actif et le passif, le dedans et le dehors. La peinture ouvre un milieu, un écosystème qui élargit le point d’équilibre en une zone d’échanges. Chaque pays possède son paysage et son dépaysement : J.C peint l’inséparation et la métamorphose. Il  recosmise en quelque sorte : toute peinture, quelle que soit la voie par laquelle on y accède, respire la vie et se respire elle - même par notre attachement inné à tout le Vivant. À la condition, presque extrême, d’être détaché de soi-même pour se laisser irriguer par cette pluie incessante qu’est le réel.

Se laisser éclabousser par le réel ! Le réel apparaît lorsqu’on le regarde pour la toute première fois. Comme l’enfant qui ouvre la porte et voit le ciel étoilé. Comme aux premiers jours de l’humanité. Le réel est une toute petite partie de nous - mêmes. On aperçoit une fleur, un insecte, un trait mais J.C. peint en réalité le réel. Le réel sait à qui il a affaire. Il comprend, il contient et connaît.

Il utilise les vents favorables et les systèmes dépressionnaires, il anticipe, fait des boucles et s’adapte en permanence.

Par nos cinq sens et tous les éléments le cheminement n’est plus une fiction. La peinture est interminable.

J.C. partage cet espace et son expérience, sans message, sans attitude : regarder, intégrer à chaque instant toutes choses vivantes ou immobiles comme la toute première fois. Et en particulier le bleu, le vert, l’orange, le blanc…les oiseaux qui se murmurent, le vent qui sonne et résonne…

Didier Manyach, 19 Mars 2026

 

Jacques Capdeville à l'EDA
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Published by "espace des arts"
20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 17:21
Agenda EDA

EDA ouvert du mardi au samedi inclus

de 9h à 12h et de 14h à 18h

ENTREE LIBRE

-fermé les jours fériés-

 

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Agenda EDA
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Cette exposition itinérante des oeuvres photographiques de Jacques Lahousse présentée tout d'abord à la Capelleta à Céret où vit le photographe, sera enrichie de photos supplémentaires lors de sa présentation à l'EDA ce printemps.

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Published by "espace des arts"
31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 15:30

 

Retour sur l'exposition Claude VIALLAT été 2024 

Flash Back

 

Flash Back
Le peintre Claude Viallat expose au Boulou : "C'est un retour aux sources"
Sylvie Chambon pour l'Indépendant
"Le célèbre plasticien nîmois Claude Viallat, 88 ans, l’un des membres fondateurs du mouvement Supports/Surfaces, investit la galerie municipale Espace des arts, au Boulou, du 5 juillet au 5 octobre. Une exposition en mémoire d’une des toutes premières manifestations du groupe artistique dans cette même ville… en 1970. Les 200 m2 de surface d’exposition de la galerie, sur deux niveaux, accueillent ainsi une sélection d’œuvres récentes de l’artiste. Celui-ci agence un dialogue entre peintures de grand format et objets pauvres (46 pièces au total), dans une recherche d’équilibre qui compose avec l’espace et le temps, socle de son travail.
En tout premier lieu, pouvez-vous rappeler « la genèse » de Supports-Surfaces (ndlr : mouvement artistique de 1969 à 1972 qui a impacté de manière significative l’art contemporain) ?
-Sur le plan national et même international, on disait que la peinture était finie. Donc, il fallait la recommencer. Si on voulait la recommencer, il fallait la prendre autrement, c’est ce que nous avons essayé de faire. Cela signifiait prendre les mêmes choses et en changer les règles. Nous n’en avons changé qu’une : au lieu d’encoller, d’enduire, et de représenter, on déconstruit le tableau et on présente.
En quoi considérez-vous cette exposition estivale à l’Espace des arts comme un retour aux sources ?
-En mémoire de ce que nous avions réalisé en 1970 au Boulou, dans la rue des Gitans, devenue depuis impasse des Écoles, dans une des pièces de la bouchonnerie de mon beau-père François Pous (ndlr : également sculpteur autodidacte), j’avais envisagé de refaire une exposition ici avec Patrick Saytour et Daniel Dezeuze (ndlr : membres de Supports/Surfaces. André Valensi, le quatrième de « la bande » était décédé en 1999). Mais entre-temps, en août 2023, Saytour est mort. Et Dezeuze n’a pas souhaité poursuivre le projet. Je me retrouve donc seul à exposer.
Au-delà du Boulou, le département des P.-O. reste un marqueur fort dans votre parcours ?
-Je n’oublie pas mon exposition Impact I en 1966 au musée de Céret. Par la suite, j’ai été très suivi par ses conservateurs successifs et j’ai fait don de plusieurs œuvres. Collioure a aussi été très important : j’ai notamment peint une fresque dans une des salles du restaurant « Les Templiers ». Et je suis très lié amicalement à Joséphine Matamoros (ndlr : ancienne directrice des musées d’art moderne de ces deux villes).
Les P.-O. c’est aussi le peintre cérétan Camille Descossy, votre professeur aux Beaux-Arts de Montpellier, dans les années 1950… et extrêmement attaché au figuratif ?
-Mon patron. Il m’a appris toutes les bases académiques de mon métier. C’est-à-dire tout sur quoi je travaille actuellement, mais sur de la toile ni encollée ni enduite, ce qui fait que c’est elle qui travaille la couleur.
Avant d’aborder en détail votre technique, il y a ce fameux motif répétitif devenu votre signature. Il apparaît pour la première fois dans votre œuvre en 1966. Un accident ?
-Au départ, le procédé est celui qu’utilisaient, dans ma région, les maçons. Quand ils blanchissaient une cuisine, ils prenaient un chiffon ou une éponge, et ils tamponnaient les murs régulièrement, de manière à avoir une sorte de papier peint des pauvres. Moi, j’ai trempé une éponge dans la couleur noire, je l’ai pressée plusieurs fois sur une toile crue. Ne parvenant pas à la nettoyer, je l’ai laissée une nuit dans de l’eau de Javel. Le lendemain, elle s’est délitée. Un des morceaux est la forme que j’utilise encore, approximativement.
Comment est-elle devenue le pivot de votre recherche ?
-Seul, ce motif n’a aucun intérêt, sinon d’être une forme qui occupe un espace : ni figurative, ni représentative, ni symbolique, ni géométrique, ni décorative. Elle est une forme pour toutes les formes. Pour moi, elle est aussi la possibilité de ne pas avoir à me préoccuper de ce que va représenter la toile. Elle sera forcément la répétition d’une forme identique. C’est un processus.
Comment parvenez-vous, depuis tant d’années, à toujours développer ce principe unique ?
-Parce que, chaque fois, je trouve des libertés nouvelles qui génèrent des possibilités différentes. J’essaie de ne pas passer à côté.
Comment travaillez-vous ?
-Je suis un opportuniste forcené ! Je vis... et je récupère ce qui est à ma portée. Le reste, je le laisse. C’est une philosophie : une façon de tourner le négatif en positif. Je crée toujours à partir de tissus de récupération que je raboute et qui me donnent des formes plus ou moins extravagantes. Je travaille la couleur avec un pochoir sur des toiles crues. Toujours au sol. Comme je le disais précédemment, c’est la manière dont les toiles vont modifier la couleur qui me donne le résultat : jamais voulu, jamais prévu, mais toujours accepté.
Comment articulez-vous l’œuvre à l’espace et au temps ?
-Je ne peins pas des tableaux. Donc je n’aligne pas des toiles, je les agence en fonction de l’espace. J’essaie de désacraliser la peinture le plus possible. Mes supports sont des matériaux qui ont déjà vécu. Et peu importe si le tissu fane, vieillit ou se détériore. Tout ce qui est inhérent à la vie de la toile compte. Et mon souhait est que mes toiles vivent.
Vous êtes, à votre tour, devenu, un maître, un influenceur…
-Je suis devenu ce que je suis devenu ! Je suis quelqu’un qui travaille. Ce qui m’importe c’est la toile que je ferai demain. Ce qui m’importe aussi c’est que celle que je fais aujourd’hui ne soit pas mal interprétée.
Quel regard portez-vous sur les jeunes artistes actuels ?
-Beaucoup refont de la peinture, ce qui me fait plaisir. Il y a un peu la mode sur la représentation et les images. Moi, c’est d’abord la peinture qui m’intéresse. Si on doit travailler sérieusement, c’est la peinture qu’on doit travailler".
Rue des écoles, au Boulou. Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, sauf jours fériés. Exceptionnellement, samedi 6 juillet, ouvert uniquement de 14h à 18h. Entrée libre. Contact : 04 68 83 36 32Eda Espace des Arts
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Le Boulou Claude Viallat, une expo événement - Nicole Gaspon pour le Travailleur Catalan

L’Espace des Arts accueille pour trois mois les œuvres récentes d’un des grands représentants de la peinture contemporaine.En pleine installation de l’exposition à l’Espace des Arts du Boulou, nous avons pu échanger avec Claude Viallat, un des plus grands artistes contemporains vivants, fondateur dans les années 70 du groupe Supports/Surfaces.

Des liens intimes avec le département Gardois, l’artiste a des attaches fortes avec les Pyrénées-Orientales, sa femme est née au Boulou, Camille Descossy, son professeur aux Beaux-Arts de Montpellier, résidait à Collioure. Claude Viallat a exposé au Boulou, à Céret, au Musée d’Art Moderne, auquel il a donné beaucoup d’œuvres, comme à celui de Collioure. Claude Viallat en profite pour rendre hommage à l’ancienne conservatrice des deux musées, Joséphine Matamoros, « elle a été très importante pour moi » et d’ajouter « Les P.-O. comptent beaucoup pour moi. »

C’est encore le chantier, des tissus peints, des bâches jonchent le sol, ce qui nous fait vivre l’expérience d’une exposition en train de se faire. Au fil d’une conversation à bâtons rompus, Claude Viallat évoque son travail tout en gardant un œil vigilant sur ceux qui installent ses œuvres, n’hésitant pas à se lever pour scruter une toile, ou s’interrompre pour décréter « non, pas comme ça » ou « dans ce sens... »

On a bien sûr en tête sa marque de fabrique, cette forme qui ressemble à une éponge ou un haricot qui se répète à l’infini dans ses œuvres. Un procédé à base d’empreintes. « Une forme neutre, ni naturelle, ni géométrique, sur une toile libre, sans châssis. » lit-on dans le dossier de presse. L’artiste nous dit : « mon motif, c’est une forme qui n’a aucune utilité, qui occupe un espace, je n’ai pas à me préoccuper de ce que va représenter ma toile... C’est le procédé des maçons de la région nîmoise, ils tamponnaient le mur avec un chiffon. » Pour ce faire il prend ce qu’il trouve : « je suis un opportuniste forcené, je récupère ce qui est à ma portée. » Il évoque « des tissus récupérés qui donnent une forme, je travaille avec un pochoir dont le bord donne les mesures. De la couleur sur des toiles crues, j’accepte le résultat, il n’est jamais prévu. »

Il travaille au sol des toiles qui ont vécu. « Si elles sont abîmées, tant pis, c’est ce qui est inhérent à la vie... Tout est dû au hasard, les formes ne sont jamais les mêmes, je ne fais pas des tableaux ! » Déjà accrochée, une toile aux tons jaunes dans laquelle on devine un taureau. Claude Viallat : « la tauromachie c’est ma culture. Ceux qui sont contre sont intolérants, ils disent ce qu’il faut penser. »

Retour sur l’aventure de Supports/Surfaces, elle partait d’une interrogation : « la peinture est-elle finie ? Il fallait donc la recommencer, on a déconstruit, changé les règles. » Aujourd’hui Claude Viallat est heureux « qu’il y ait beaucoup de jeunes artistes qui font de la peinture. »

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« Claude Viallat à l’espace des arts du Boulou : une évidence »

 

Samedi 6 Juillet dernier s’est tenue à la galerie municipale « espace des arts » rue des Ecoles au Boulou, l’inauguration de l’exposition de l’artiste nîmois, Claude Viallat. Le Maire François Comes et l'Adjoint à la Culture ont pris la parole pour remercier l'artiste et lui faire part du plaisir et de l'honneur de le recevoir sur la commune.

Après l’allocution de M. Robert Garrabé, Vice-Président du Conseil Départemental des P.O, qui a rappelé l’importance de présenter des expositions d’une telle qualité, Mme Joséphine Matamoros, Conservatrice en chef honoraire du patrimoine des musées de Céret et de Collioure, s’est à son tour exprimée pour féliciter M. le Maire d'accueillir un évènement d'une telle ampleur.

Mme Matamoros a chaleureusement salué l’épouse de l’artiste, Henriette, née Pous. Elle a ainsi rappelé qu'entre Claude Viallat et le Boulou, c’est une histoire de plusieurs décennies : Jean Pous puis son fils, François, et la fille de François, Henriette, ont vécu au Boulou dans l’usine de bouchons familiale qui a vu naître les œuvres de cette famille d’artistes et les œuvres de Claude Viallat.

C’est à l’été 70 que Claude Viallat a présenté, à même la rue, actuelle impasse des Ecoles, une installation de ses travaux. Comme l’a souligné Mme Matamoros : "Claude Viallat et le Boulou, c’est une évidence (...) Claude, tes oeuvres récentes sont magnifiques" a-t-elle déclaré à l’artiste et ami Claude Viallat, ajoutant : "Je tiens par ailleurs à féliciter l'espace des arts pour le travail constant accompli depuis de nombreuses années".

M. Claude Viallat a remercié la Municipalité pour l’accueil qu’elle lui a réservé et a précisé que cette exposition prévue depuis plus d’un an, devait à l’origine réunir également Patrick Saytour et Daniel Dezeuze, deux autres artistes du mouvement Supports-Surfaces dont Viallat fut l'un des membres fondateur. La disparition de Patrick Saytour en août dernier n’ayant pas permis de concrétiser ce projet.

Claude Viallat a investi seul le lieu, prenant en compte ses volumes, son architecture, ses accidents aussi. Au-delà des contraintes, c’est la liberté qu’il permet qui a intéressé l’artiste qui a ainsi pu jouer avec l’espace. Le résultat est remarquable.

L’exposition « Claude Viallat » est à voir jusqu’au 5 octobre inclus, du mardi au samedi inclus (hors jours fériés), de 9h à 12h et de 14h à 18h, en entrée libre. Contacts : 04 68 83 36 32  mairie-leboulou.fr  Eda Espace des Arts  www.espacedesarts.pro

 

                                                                                                                  Y. Erre-Serra, 9 juillet 2024

Mme Joséphine Matamoros, Conservatrice en chef honoraire du patrimoine des musées de Céret et de Collioure

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Les Journées du Patrimoine:

le coup d’envoi a été donné le jeudi 19 sept. au soir à la Maison de l’eau et de la Méditerranée (MEM) avec la projection du film documentaire: "Claude Viallat, un peintre dans l’arène" de Guy Lochard et Olivier Guérin (Striptease), réalisateurs, retraçant le parcours de cet immense artiste, membre fondateur du mouvement Supports-surfaces.

Une conférence donnée par Alexandre Charrett-Dykes, docteur en histoire de l’art, s'est tenue à l’espace des arts (EDA),le samedi 21 sept. au matin, au sein de l'exposition Claude Viallat, elle a permis de prendre toute la dimension de ce courant artistique majeur qu’est le mouvement Supports-Surfaces (1970-1972).

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Published by "espace des arts"
27 octobre 2023 5 27 /10 /octobre /2023 10:48
Petites Histoires de l'Art
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Published by "espace des arts"
20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 15:10
l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Jacques CAPDEVILLE expose jusqu'au 6 mai à l'EDA

Jacques CAPDEVILLE expose jusqu'au 6 mai à l'EDA

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Joseph MAURESO a exposé à l'EDA

Joseph MAURESO a exposé à l'EDA

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Patrick CHATELIER a exposé à l'EDA

Patrick CHATELIER a exposé à l'EDA

l'actualité des artistes qui ont ou qui vont exposé(r) à l'EDA
Bernard NICOLAU a exposé à l'EDA

Bernard NICOLAU a exposé à l'EDA

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 09:04

 

La galerie municipale « espace des arts » (EDA) a pour mission de proposer gratuitement au public, des expositions d’art visuel de qualité à travers le travail d’artistes confirmés ayant une solide démarche plastique. L'EDA est une vitrine de la politique culturelle de la ville qui contribue à faire connaître le Boulou à l'extérieur.
Par le biais de ces expositions proposées à l’année, des visites dialoguées* vont permettre aux scolaires de se familiariser avec l’art actuel et au visiteur, de se confronter à toute forme d’art au travers du travail abouti des artistes, travail qui sera diffusé via les différents médias spécialisés et régulièrement sur la chaîne de télévision régionale france 3.
Ces expositions s’adressent donc aussi bien au badaud qui va découvrir un lieu et un univers -celui de l'artiste-, qu’à l’amateur d’art éclairé qui ne manquera pas de revenir au fil des manifestations de la galerie et bien évidemment, aux scolaires qui ont l’opportunité lors de chaque exposition, de s’exprimer à l’oral* et à l’écrit grâce aux fiches d’aide à la visite.
Enfin, des conférences et ateliers de pratique artistique tenus par des professionnels de l’art, sont proposés tout au long de l’année pour permettre davantage encore au public enfant, adolescent et adulte, de se former à l’art et son histoire.
à propos de l'EDA

l'EDA recommandé par le Petit Futé

l'EDA recommandé par le Petit Futé

L'avis du Petit Futé sur L' ESPACE DES ARTS

 

La galerie municipale " espace des arts " propose à l'année des expositions de qualité à travers la photo, la peinture, la sculpture, etc ; vitrine de l'art actuel, elle permet aux artistes de la région et de l'extérieur, de présenter un large éventail de leur production plastique et au visiteur, de découvrir une exposition sur les arts visuels en moyenne tous les deux mois, L'entrée est libre. Contacts : 04 68 83 36 32 et : espacedesarts@mairie-leboulou.fr Pour voir les expositions passées et à venir, le blog de l'espace des arts : www.espacedesarts.pro

à propos de l'EDA

 

             espace des arts

 

       

               

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:03
le Blog EDA

La page d'accueil sera mise à jour régulièrement pour vous informer sur les expositions ou manifestations ayant lieu à l'EDA.

Vous pouvez vous inscrire en écrivant votre adresse mail dans la case prévue à cet effet au bas de cette page à droite à NEWSLETTER (entre ARTISTES EDA et VIDEOS EXPOS), vous recevrez ainsi les articles concernant les informations EDA. 

(en vous inscrivant, vous consentez à recevoir les communications EDA par voie électronique).

Pour découvrir les expos et interviews de certains artistes ayant exposé à l'EDA ainsi que la présentation de leur travail lors des vernissages, aller à VIDEOS EXPOS (sous NEWSLETTER et dans la rubrique ARTISTES EDA tout en bas de la liste) et cliquer sur le lien que vous souhaitez visionner.

Pour découvrir le travail des artistes ayant exposé à l'EDA, aller sur ARTISTES EDA et cliquer sur le nom de l'artiste qui vous intéresse.

BONNE VISITE !

le Blog EDA
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:02

En cliquant sur : « je m’abonne », j’accepte que les données recueillies par l' EDA soient destinées à l’envoi par courrier électronique de contenus et d'informations relatifs aux programmations de la galerie.

PAGE FACEBOOK

Eda Espace des Arts

 

   espacedesarts@mairie-leboulou.fr         

 

 

 

 

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 s.jpgDu mardi au samedi inclus de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Entrée Libre - Fermé les jours fériés.

 

 

 

  espace des arts"espace des arts" rue des écoles 66 160 Le BOULOU

 

 

 

  pour situer le lieu, cliquer sur le lien ci-dessous:  

https://www.google.fr/maps/place/Espace+des+Arts/@42.5233541,2.8316381,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x12b07591f37a73ef:0x6c3277cca8e1925e!8m2!3d42.5233502!4d2.8338321?hl=fr

 

Un peu d'histoire:

 Boulou

cliquer ci-dessous:

Itinéraire

 

EDA parc

EDA parc

Pour toute demande d'exposition, adresser un lien où voir votre travail (site ou blog) ou envoyer par mail, des photos de trés bonne qualité (image en Jpeg) à l'adresse électronique ci-dessus.

Par courrier, envoi à cette adresse postale: Galerie "espace des arts" rue des Ecoles 66160 le Boulou.

Durée d'une exposition: deux mois en moyenne, s'acquitter du règlement de la location: une oeuvre exposée cédée à la Municipalité.

Si votre candidature est retenue, vous recevrez un formulaire à retourner complété et signé.

Contacts EDA (Inscrivez-vous à la Newsletter ci-contre, en bas, colonne de droite)

www.espacedesarts.pro

 

 

 

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Présentation

  • : le blog de l'espace des arts
  • : L'espace des arts est une galerie municipale qui accueille à l'année toute forme d'expression plastique. Vitrine ou portail de l'art actuel (à travers la peinture, la photographie, la sculpture, etc), elle a pour ambition de proposer gratuitement au public des expositions de qualité en permettant aux artistes confirmés de présenter un large éventail de leur travail.
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